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Préface de L’hypnose ericksonienne transpersonnelle
Le plus long voyage du monde fait cinquante centimètres, il va de la tête au cour. C'est-à-dire du moi au Soi. Cette dernière proposition ouvre le champ de la non-localité. Si le moi pouvait être localisé ici, dans notre corps que nous croyons étre le centre de notre conscience, le Soi ne se laisse quant à lui pas aussi bien appréhender par cette structure limitée, qui tend à classer, nommer, situer, conceptualiser. Il est non local.
Ce voyage du moi au Soi implique de quitter un endroit, d'abandonner ne serait-ce qu'un instant l'idée que nous ne soyons, et que le monde ne soit «que cela».
Si nous tentions l'esquisse d'une psychanalyse de l'humanité, nous verrions la création de sa structure identitaire sous le poids de grands traumatismes civilisationnels. Menant à quatre comportements traumatiques principaux que sont: la domination, l'accumulation, le conformisme et le matérialisme.
Ils sont à la source d'une rupture progressive avec ce que nous pourrions appeler le vivant, la nature, le sacré, le transcendant. Ces dimensions ont été délaissées au profit d'un obscurantisme, d'abord religieux, puis scientiste, qui au cours de notre histoire ira jusqu'à en criminaliser les voies d'accès direct, entraînant ainsi le monde vers son état actuel, symptôme de la déspiritualisation et de la pathologisation des états élargis de conscience.
Sur ce spectre qui s'étend de l'esprit à la matière, dont l'humain est le point d'intersection, nous trouvons donc les deux extrémités pathogènes. D'un côté le dogmatisme religieux rejetant toute forme de rationalité scientifique, et de l'autre le scientisme et le matérialisme scientifique, devenant une «religion sans nom» dont la politique et la presse se font le clergé, friand d'ordalies médiatiques.
L'énantiodromie de tour système appelle l'humanité à un retour nécessaire vers un juste équilibre entre ces polarités constitutives du plan de réalité dans lequel notre espèce évolue, titubant, et percutant dans sa déambulation ses colocataires plus anciens.
Ce mouvement nécessaire peut étre vu d'une manière beaucoup plus profonde: un véritable sursaut organique et réflexe de survic, réaction spirituelle d'une espèce face à l'effondrement catastrophique auquel elle est confrontée, et l'urgence d'un système au bord du gouffre mettant en danger toute une biosphère. Présentée parfois comme une renaissance archaïque ou psychédélique, je la présente comme l'une des dernières convulsions d'un organisme collectif mourant, appelant à l'aide cette nature dont elle s'est isolée, et son infinie intelligence.
Ce réveil se fait sentir dans tous les domaines jusque dans le milieu scientifique où la position matérialiste et scientiste multiplie postures suspicieusement défensives à l'égard du postmatérialisme scientifique, seul horizon lumineux de la science et de l'humanité.
Aux confins du champ psychothérapeutique, cet horizon dessine le contour du mouvement transpersonnel - que j'aime à considérer comme un changement de paradigme de la même ampleur que la redécouverte de l'héliocentrisme après des siècles d'oubli dogmatique et d'obscurantisme.
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